Voilà maintenant presque une semaine que je suis arrivée au Pérou.

J'ai laissé mon père et ma mère jeudi dernier à l'aéroport d'Orly après avoir versé de grosses larmes pour ensuite m'envoler vers Madrid. Afin d'occuper les cinq heures qui me séparaient de mon prochain vol je me suis promenée dans ce lieu gigantesque, allant de boutique en boutique, et j'ai retrouvé avec plaisir l'un des snacks où j'adorais aller lorsque j'étais en Erasmus à Ciudad Real : "100 montaditos". Comme son nom l'indique ce lieu propose une carte de cent petits sandwichs différents, tous aussi bons les uns que les autres. Les cinq heures d'attente sont finalement passées plus vite que je pensais, et je me suis vite dirigée vers la porte d'embarquement pour l'avion qui allait m'emmener à Lima. 

C'était la première fois que je prenais l'avion pour aller aussi loin, et que je voyageais de nuit. J'ai pu donc découvrir tout le confort qu'il proposait : couverture, oreiller, écran / tablette avec à disposition musique / films / jeux / magazines. Mis à part ces mille et une choses à faire durant les onze heures de vol, ce qui m'a sûrement le plus plu était le fait de pouvoir suivre le trajet, en direct sur l'écran. Je pouvais voir les villes que l'avion survolait, ce qu'il y avait du côté gauche et droit. Pour les personnes qui ont l'habitude de voyager cela peut paraître normal, mais tout cela était nouveau pour moi.

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Assise juste à côté du hublot j'ai pu voir les paysages qui défilaient, et de nuit les villes du haut des 1000m d'altitude ressemblaient à des dessins faits de toutes petites lumières. 

Je ne vous cache pas que j'ai en réalité dormi pendant une bonne partie du trajet...

Après ce long voyage et avec sept heures de décalage en pleine face j'ai essayé de me trouver des occupations durant cette dernière escale de onze heure. Oui, ONZE HEURES. Il était quatre heures du matin, je suis allée retirer des nuevos soles, ai mis mon cerveau sur le mode "espagnol" et me suis assise à un café pour boire... un café, le premier du grand nombre que j'allais ingurgiter pour me tenir un minimum éveillée.

J'ai observé les personnes qui venaient d'arriver, celles qui retrouvaient leurs proches, les hommes d'affaires en costume, les grands voyageurs et leur gros sac sur le dos, les stewarts et les hôtesses de l'air se rendant rapidement vers leur prochaine destination. J'ai fait des mots croisés, me suis rendue dans un autre café pour déjeuner, et boire un énième capuccino... L'attente commençait à être longue et je ne pensais qu'à arriver, prendre une douche et dormir. J'ai fini par réenregistrer mes bagages, trouver la porte d'embarquement et attendre le dernier avion qui m'emmènerait vers ma destination finale : CHICLAYO.